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Julie allaite… Comment bien démarrer son allaitement ?

Hello les boobzfriends !

Pour ce nouvel article, je me suis dit qu’il était temps d’entrer dans le vif du sujet et de frapper fort. Ouais, rien que ça ! Alors aujourd’hui on va parler de ce qui effraie la plupart des futures mamans qui veulent allaiter, c’est à dire la mise en place de l’allaitement jusqu’à la fameuse, la redoutée, l’effrayante, la mythique, la légendaire montée de lait.

Vaste sujet ! Tellement vaste qu’on va réduire un peu le champ d’application de ce que je vais vous dire aux cas les plus simples, on verra les cas particuliers dans des articles dédiés si ça vous intéresse.

Je vais donc vous parler d’un allaitement qui ferait suite à une grossesse singleton (pas multiple quoi) « normale » et à un accouchement « normal » par voie basse sans extraction instrumentale (ventouse ou forceps), à terme (donc au-delà de 37 SA et avant 42 SA), pour une maman et un bébé en bonne santé et sans pathologies particulières pouvant influer sur l’allaitement et/ou la surveillance en post-partum. Ça peut paraître très restreint comme panel, mais croyez-moi, la grande majorité des mamans et des bébés rentrent heureusement dans cette catégorie !

Bon, après tout ce blabla pas franchement intéressant (mais nécessaire pour savoir de quoi qu’on cause et être sûrs qu’on cause bien tous de la même chose), je déclare cet article ouvert (c’est pas trop tôt…) ! Un certain Moïse en avait reçu 10, j’ai fait mieux, voici les 16 commandements pour un début d’allaitement réussi.

1. Les informations fiables tu trouveras

Je le dis, je le répète, je persiste et je signe. Je peux même vous le marteler si vous voulez. Le savoir, c’est le pouvoir. Il n’y a pas de meilleure façon de vous préparer à toutes les éventualités que de les connaître, ces fameuses éventualités. Alors lisez, discutez, argumentez, posez des questions, faites ce que vous voulez mais informez-vous ! Un homme averti en vaut deux, il paraît, alors imaginez ce qu’une femme avertie peut faire !

2. De boobzfriends bienveillants tu t’entoureras

Non seulement il faut être informée, mais il faut être entourée. Votre aventure lactée ne sera pas un long fleuve tranquille, et vous rencontrerez votre lot d’indésirables en chemin. Il vous faudra des alliés solides prêts à vous soutenir dans les moments de doutes, à vous défendre bec et ongles contre les inévitables conseils pourris non sollicités des ignorants, à vous rappeler pourquoi vous avez fait ce choix et à vous prévenir si vous avez un sein qui fuit.

3. Tes boobzfriends tu informeras

Que votre team de choc soit composée d’un seul boobzfriend ou de tout un régiment, de votre conjoint(e), de membres de votre famille, d’ami(e)s IRL ou de votre communauté Insta ; peu importe, mais briefez chacun des membres de votre clique. Faites-les lire eux aussi. Envoyez-leur les liens des articles scientifiques sur les bienfaits de l’allaitement, montrez leur les comptes boobzfriendly que vous suivez, expliquez leur pourquoi vous faites ce choix et pourquoi il vous tient à cœur. Faites tout pour qu’eux aussi soient incollables sur l’allaitement.

4. La première tétée au plus tôt tu donneras

Quand l’accouchement se passe bien et qu’il n’y a ni complications pour maman ni pour bébé, il n’y a absolument aucune raison pour que vous soyez séparés une seule seconde durant les deux heures de surveillance réglementaires en salle de naissance. Et toujours s’il n’y aucun problème de santé pour vous ou pour bébé, il n’y a pas de raison de différer votre toute première tétée. Plus cette première rencontre arrive tôt, plus vous êtes disponible et plus bébé est encore alerte et à même de bien téter. Alors n’hésitez pas à dire à l’équipe de différer l’examen clinique et les prises de mensurations pour privilégier ce moment si particulier !

5. Du peau à peau tu useras et abuseras

A la naissance, vous serez le seul repère de votre bébé. Il aura passé 9 mois dans un espace confiné et feutré, dans l’obscurité, dans un milieu aquatique, bercé par le battement de votre cœur et sans avoir jamais besoin de rien puisque vous lui prodiguiez chaleur, sécurité et énergie.

Et d’un coup il doit respirer, réguler sa température, téter et tout ça dans le bruit, avec la lumière et sans votre cœur en bande son. Alors forcément il sera perdu et il aura besoin de vous. Le meilleur moyen de l’aider, c’est de répondre à ce besoin. Ne le laissez pas dans son berceau, prenez le contre vous pour qu’il sente votre odeur, qu’il entende votre cœur et se réchauffe contre votre peau.

Mettez-le en couche (ça évitera les accidents) contre votre peau nue, dans une des magnifiques chemises de nuit gracieusement prêtée par la maternité (en général trop grande et boutonnée sur le devant, c’est ça qui est pratique) ou dans un t-shirt de peau à peau et recouvrez-vous tous les deux d’une petite couverture. Au plus près de vous, il sera non seulement rassuré mais aussi au plus près de vos seins ! Et vous serez beaucoup plus réceptive aux signaux d’éveils qu’il vous enverra quand il sera l’heure pour lui de téter.

Bien sûr, certaines règles de sécurité sont à respecter pour que tout se passe bien : une maman bien réveillée pour pouvoir surveiller son bébé et bien installée pour être confortable, un bébé installé à la verticale contre maman pour que ses voies aériennes soient dégagées, et OPEN BOOBZ !

6. A la demande tes boobz tu dégaineras

Je pense que je consacrerai un article entier à ce grand principe de l’allaitement « à la demande » tant il est primordial. Mais je peux déjà vous dire que l’allaitement c’est partout et tout le temps, dès que bébé en manifeste le besoin. Que ce soit la soif, la faim, le besoin de réassurance, le besoin de réconfort ou n’importe quel autre besoin, la tétée est la solution.

Tétée rafraîchissante, tétée nutritive, tétée câlin, tétée berceuse, tétée portée, tétée acrobatique, tétée aquatique, tétée insolite, tétée médicament, tétée de réconfort, tétée de retrouvailles, tétée doudou… Au fond, peu importe le pourquoi votre bébé en a besoin, mais dès qu’il l’exprime, dégainez les nénés !

7. En toi et en ton bébé, confiance tu auras

Vous pourrez recevoir les conseils de tous les professionnels de santé et de tous les spécialistes de l’allaitement du monde, la personne qui connaît le mieux votre bébé, c’est vous ! Ouais je sais, gros scoop… Alors faites-vous confiance ! Vous êtes la mieux placée pour décrypter ses besoins et y répondre !

Et qui mieux que votre bébé peut savoir s’il a faim ou non ? Ou besoin d’un câlin ? Ni vous ni moi ne pouvons savoir ce qui se passe dans son corps. Alors on oublie les « il a déjà tété il y a deux heures, il ne peut pas avoir faim ». Parce qu’imaginez, vous avez faim (bien que vous ayez mangé peu de temps avant) et quand vous le verbalisez je vous dis « mais non tu n’as pas faim tu as mangé il y a peu de temps ». Vous allez me dire de m’occuper de mes oignons, et vous aurez raison !

8. Ta montre ou l’horloge tu bouderas

On vous donnera des conseils sur la fréquence et la durée optimales des tétées, sur les rythmes de sommeil de votre bébé, ou sur les habitudes à lui donner.

Je ne vais vous donner qu’un seul conseil : ne mettez pas de montre, ne scrutez pas l’horloge, ne vérifiez pas l’heure sur votre portable. Chaque bébé est unique et chacun tète à son rythme, chaque maman a sa propre lactation, et tout ce qu’on pourra vous dire sur le temps est à prendre à titre indicatif.

À la maternité on mettra en place un petit carnet pour que vous puissiez y noter les horaires et la durée approximative des tétées mais aussi le contenu des couches de votre bébé. Cet outil est utile à l’équipe soignante pour avoir une idée générale du rythme de bébé et surveiller son élimination mais aussi pour en garder une trace dans votre dossier médical. Une fois sortis de la mater votre bébé et vous, vous n’aurez plus besoin d’être aussi méticuleuse !

Il existe des carnets de liaison (comme celui de Ma Petite Assiette) pour transmettre ces infos quand vous confiez votre bébé à quelqu’un d’autre (par exemple à la nounou) ou si vous voulez les garder en souvenirs. Votre horloge c’est votre bébé et ses besoins à lui, donc ne vous fiez pas qu’aux horaires que vous auriez pu consigner dans un carnet ou dans votre mémoire 😉

9. Seuls les conseils qui te correspondent tu retiendras

Que ça soit Tata Madeleine, votre belle-mère, votre sœur, la cousine Géraldine, votre maman, la voisine, la nièce par alliance de la collègue de votre mari ou le personnel de la mater, TOUT LE MONDE aura un avis et des conseils à vous donner sur votre allaitement, que vous les ayez sollicités ou non !

Alors on respire, on sourit, on acquiesce et…on fait ce qu’on veut au final ! Tant que la santé de votre bébé n’est pas en jeu, vous êtes les deux seuls maîtres à bord ! Vous pouvez ménager la sensibilité de vos proches et faire plaisir aux professionnels de santé tout en ne prenant en compte que les conseils qui vous parlent et vous correspondent. Alors ne vous privez pas, trouvez votre propre recette et vos propres trucs, faites comme vous le sentez et comme votre bébé vous le fera sentir.

10. En nabab tu te conduiras

S’il y a bien un moment dans votre vie où vous avez tous les droits (ou presque), c’est après votre accouchement. Alors profitez-en !

Dans d’autres cultures, les jeunes mères ne font rien d’autre que se reposer et allaiter pendant 40 jours ! Ce n’est même pas elles qui changent les couches ou habillent leur bébé, l’entourage proche de la maman et en particulier les femmes se relaient pour préparer des petits plats, faire quelques heures de ménage ou de lessive, s’occuper quelques heures du bébé…

En France, on attend trop souvent des jeunes mamans qu’elles soient pleinement opérationnelles dès leur sortie de la maternité comme avant leur grossesse. Heureusement, de plus en plus d’articles et de livres sortent pour informer les jeunes mères de l’importance de prendre du temps pour elle. D’ailleurs je vous conseille vivement de lire « Le Mois d’or : bien vivre le premier mois après l’accouchement » de Céline Chadelat et Marie Mahé-Poulin !

Alors le maître mot en rentrant à la maison (et ce, qu’on allaite ou pas) c’est REPOS. Faites-vous chouchouter, demandez à votre famille et à vos amis de se relayer pour vous décharger un peu de tout ce qui ne concerne pas votre bébé, faites des siestes dès que vous le pouvez, hydratez-vous, prenez soin de vous ! Votre lactation dépend de votre fatigue, de votre état émotionnel et de votre hydratation !

11. Comme une louve, ton bébé tu protègeras

Durant le séjour en maternité, on reçoit bien souvent beaucoup trop de visites. Votre entourage est tellement heureux de la naissance de votre bébé qu’il y a du monde dans votre chambre de l’ouverture des horaires de visite jusqu’à la fermeture. Ces visites s’accompagnent généralement de cadeaux pour bébé (rarement pour maman et c’est bien dommage) mais aussi de bruit et de câlins à bébé même s’il dort. Tout ça perturbe énormément les nouveau-nés qui sont déjà pas mal chamboulés par la naissance. Et ça empêche les mamans de se reposer comme elles le devraient.

Je ne dis pas qu’il faut interdire les visites, mais veillez à les limiter en nombre et en temps. Dites plutôt à vos proches de venir vous voir à la maison, ça leur permettra de vous soulager de quelques tâches ménagères au passage 😉

Pour ce qui concerne les câlins et autres sollicitations pour bébé, même s’il dort et qu’en apparences ça ne le perturbe pas, tous ces mouvements, ces bruits, ces changements de bras etc le perturbent énormément. Il va avoir tendance à dormir beaucoup pendant les visites (au risque parfois de sauter une tétée) et de pleurer en continu le soir ou la nuit pour se décharger de tout ce stress (alors que vous auriez besoin de dormir tous les deux). Bien sûr que les gens vont vouloir le câliner et ils ne pensent pas à mal, mais il vaut mieux encore une fois limiter les câlins pour préserver votre repos à tous les deux.

12. Aux IBCLC tu te réfèreras

Tout le personnel de maternité a théoriquement reçu une formation de base pour accompagner l’allaitement. Mais l’envie et la patience nécessaires n’habitent pas forcément tout le monde de la même façon. Et d’autres impératifs peuvent diminuer le temps que les professionnels peuvent y accorder.

Les seuls accompagnants de l’allaitement à être non seulement formés de manière très poussée mais aussi à être spécialisés dans la prise en charge et l’accompagnement de l’allaitement sont les IBCLC (International Board Certified Lactation Consultant = Consultant en lactation certifié par un comité international). Si vous avez besoin d’aide, c’est à ces professionnels qu’il faut vous adresser. Certains sont sages-femmes, d’autres pédiatres ou encore auxiliaire de puériculture ou infirmiers. Mais ils ont tous reçu une formation très exigeante et ont dû passer un examen leur conférant un diplôme reconnu au niveau international. Ils doivent également repasser cet examen tous les 5 ans afin de mettre leurs connaissances à jour. Ce sont les cracs de l’allaitement et sont présents partout sur le territoire (annuaire par région sur www.consultants-lactation.org).

Alors en cas de difficulté au cours de votre allaitement, que votre bébé ait 3 jours, 3 mois ou 3 ans, demandez à rencontrer un IBCLC !

13. La tétine (sous toutes ses formes) tu éviteras

Je sais que je ne vais me faire que des alliés avec ce commandement. Mais c’est la réalité, votre lactation et la succion de bébé peuvent être perturbées voire mises en danger par les tétines. Il existe un grand risque de confusion entre la succion au sein (qui demande toute une mécanique de mouvements de langue et de lèvres) et la succion de la tétine (qui demande moins d’efforts pour un débit plus rapide).

Tous les bébés ont un besoin de succion après la naissance, c’est un geste qui les rassure et leur rappelle leur vie in utero. Certains plus que d’autres. Et on est parfois tentée de répondre à ce besoin de succion par la mise en place d’une tétine. Bien sûr que ça fonctionne, votre bébé va effectivement satisfaire son besoin de succion grâce à la tétine, mais parfois au détriment de la tétée. Votre bébé tète moins au sein, donc il stimule moins votre lactation, donc vous avez moins de lait, donc il s’énerve au sein et s’apaise avec la tétine ou un complément donné au biberon (qui a aussi une tétine) et donc il tète moins. C’est un cercle vicieux qui risque de tarir votre lactation à terme.

L’allaitement répond à la loi de l’offre et de la demande, votre corps ne va produire que ce dont votre bébé a besoin et à ce qu’il demande en tétant. S’il y a moins de demande parce qu’une partie de sa succion est monopolisée par une tétine, il y a moins d’offre.

En plus de ce phénomène de diminution de la lactation, la succion n’est pas la même au sein et avec une tétine. Avec la tétine ou le biberon, il suffit à votre bébé de pincer avec ses gencives (ou plus tard avec ses dents ;-() pour avoir du réconfort ou beaucoup plus de lait à la fois si c’est un biberon. Alors forcément c’est beaucoup plus facile !

Donc on évite la tétine et les biberons au maximum. Encore une fois c’est un conseil, pas une injonction. J’ai moi-même dérogé à cette règle et ma fille a eu une tétine dès la maternité. Et jusqu’à ses 11 mois, tout allait bien ! Jusqu’au jour où elle a pris mon mamelon pour une tétine et a refusé de téter. Depuis, on l’a sevrée et mes seins en sont reconnaissants ! Le risque de confusion existe avec toutes les tétines, qu’elles soient vendues comme étant « comme le sein » ou dans n’importe quelle matière, quel que soit l’âge de bébé. Ça peut arriver n’importe quand !

14. Les périodes sensibles tu anticiperas

Par périodes sensibles j’entends : montée de lait, pics de croissance, périodes de poussée dentaire, rhume, retour de couches et règles, diversification, adaptation à la crèche ou chez la nourrice…

Toutes ces réjouissances n’arriveront pas en même temps, fort heureusement, mais chacune à leur façon, ces périodes vont perturber les rythmes et « habitudes » de votre bébé et par conséquent votre allaitement.

Alors encore une fois, renseignez-vous, informez-vous, posez des questions pour pouvoir vous préparer (y compris mentalement) à ces périodes. Et faites confiance à votre bébé (encore et toujours) pour vous exprimer ses besoins. Ne vous posez pas de question sur le temps écoulé depuis la dernière tétée, la durée de la tétée ou l’heure qu’il est. Il veut téter, donnez-lui le sein. Ça paraît simple, mais avec la fatigue, les pleurs, les conseils de Tata Madeleine et tout le reste, on peut avoir tendance à trop réfléchir et à se poser trop de questions. Voyez ça comme « mon enfant a un besoin et je réponds à ce besoin », pas qu’en terme de « il a faim je le nourris », car je vous l’ai déjà dit, la tétée n’est pas que nutritive !

15. Du matériel adapté tu t’équiperas

Certes, techniquement, pour l’allaitement, on n’a besoin que d’un sein. Je vous en bouche un coin hein ! Mais il y a quelques petites innovations techniques qui peuvent augmenter le confort pour vous et/ou pour votre bébé au cours de votre aventure lactée.

  • Le coussin d’allaitement 

Alors personnellement c’était plutôt un coussin de grossesse et d’allaitement car dès le premier trimestre, ce fameux coussin est devenu mon amant. IM-POS-SI-BLE de dormir sans !

Au-delà du confort apporté pour dormir quand on ressemble à un baleineau, ce « petit » accessoire peut vous permettre de vous installer beaucoup plus confortablement pour mettre bébé au sein en ayant les mains libres. Le truc génial avec ce truc, c’est qu’il peut aussi servir à caler votre bébé dans votre lit ou servir de « transat » d’appoint tant que bébé ne bouge pas trop. Multitâches ce boudin, je vous le disais !

Je vous conseille de le prendre long, avec des toutes petites billes et avec une forme libre c’est à dire pas un truc rigide fixé en U. Il existe plein de marques, plein de prix, plein de qualités différentes. Mais si vous hésitez à payer votre coussin un peu cher, sachez que vous allez largement le rentabiliser !

  • La lanoline

Kézako ? C’est de la graisse de laine de de mouton. Ouais ça fait pas rêver dit comme ça. Mais je peux vous promettre qu’elle va devenir votre meilleure amie. La lanoline est un baume à appliquer sur les mamelons pour les protéger et les faire cicatriser en cas de crevasses. Et comme c’est 100% naturel, pas besoin de rincer à la tétée d’après, ce n’est pas mauvais pour bébé.

Il existe plusieurs marques de crème réparatrice pour les seins, mais vérifiez qu’il est bien noté 100% lanoline dans la composition. Vous pouvez en trouver en pharmacie ou dans certains magasins de puériculture.

Certaines pharmacies commandent la lanoline en grandes quantités et la conditionnent en petites dosettes. Et certains services de mater sont bien lotis et ont des échantillons à vous donner.

En tout cas, pas la peine d’acheter une grosse quantité. La marque Lansinoh® par exemple commercialise la lanoline dans deux formats différents : un tube de 40mL et un tube de 10mL. Ne prenez pas le plus grand qui coûte plus cher et que vous allez gaspiller. La lanoline est tellement grasse qu’il faut en mettre l’équivalent d’une tête d’épingle sur chaque mamelon !

Elle peut s’utiliser en traitement préventif (pour éviter les crevasses et protéger vos mamelons ou en curatif (pour aider à la cicatrisation et soulager la douleur). Dans les deux cas, après chaque tétée, faites perler un peu de colostrum ou de lait et étalez sur le mamelon puis attendez que ça sèche. Puis, une fois que c’est sec, mettez une toute petite quantité de lanoline et massez votre mamelon.

  • Les coquillages d’allaitement

Très bon complément de la lanoline pour faire cicatriser les mamelons abîmés, ce sont des petits coquillages polis pour que la nacre soit toute douce.

Vous faites perler un peu de colostrum ou de lait dans le coquillage puis vous le mettez contre votre sein, maintenu par votre soutien-gorge. La nacre étant douce et fraîche elle peut même être laissée directement sur les mamelons pour vous soulager.

Et en prime vous aurez le même style à couper le souffle qu’Ariel ! Il en existe plusieurs marques et plusieurs qualités, celle que je connais le mieux c’est BabyShell® qui appaire et contrôle la qualité des coquillages un à un à la main.

  • Les coquilles d’allaitement

Oui c’est différent des coquillages et oui ça peut s’avérer utile ! Je vous le jure !

Principalement, les coquilles servent les premières semaines. Et elles servent surtout à recueillir les éventuelles fuites de lait tant que les quantités produites ne sont pas ajustées à votre bébé. Ça évite les t-shirts auréolés de lait quand vous entendez votre bébé pleurer ou quand il espace un peu les tétées.

Elles peuvent aussi aider à la cicatrisation des crevasses si vous n’avez pas de coquillages.

  • Les coussinets d’allaitement

Lavables ou jetables, ça c’est vous qui voyez, mais ils servent à absorber les fuites un peu moins importantes et à isoler vos mamelons sensibles de vos sous-vêtements et de vos vêtements.

  • Le soutien-gorge ou la brassière d’allaitement

Un bon soutien-gorge sans armatures ou une brassière bien soutenante seront des alliés de choix pour vous soulager, spécialement pendant la montée de lait, lorsque vos seins seront plus lourds et plus sensibles.

Choisissez bien les matières et la taille, n’hésitez pas à vous faire aider ! On en trouve assez facilement un peu partout jusqu’au bonnet D ou E, au-delà il va falloir vous armer de patience et d’un budget plus conséquent (mais comme pour la lingerie conventionnelle)…

  • Les vêtements d’allaitement

Je ne vous incite pas forcément à vous ruiner en hauts d’allaitement mais prenez au moins des vêtements qui se prêtent à la sortie intempestive de boobz dès que le besoin s’en fait sentir. Donc décolletés profonds, chemisiers boutonnés ou « technique du 2 en 1 » (un débardeur souple qu’on baisse sous un autre t-shirt que l’on lève) peuvent très bien faire l’affaire.

Mais ne faites pas comme moi, ne mettez pas une robe avec un col haut et sans autre moyen pour accéder aux seins que de montrer sa culotte à tout le monde… Pas d’inquiétude, ça devient vite un réflexe de sélectionner ses vêtements en fonction de leur praticité pour allaiter plutôt qu’en fonction de l’aspect esthétique…

16. Sans ces indispensables, de la maternité tu ne partiras pas

Vous ne devez surtout pas quitter la maternité sans ces quelques indispensables : une ordonnance pour un tire-lait (électrique la plupart du temps, simple ou double pompage selon vos préférences) et le nom et le numéro des associations de soutien à l’allaitement de votre région.

Vous pouvez également chercher la « Breastfriend » la plus proche de chez vous en passant par le compte Instagram® @breastfriendfam ou une marraine d’allaitement dans votre département sur le compte de l’association @lorblanc.association.

Je sais que cet article paraît long, mais difficile de faire plus court en étant plus ou moins exhaustive ! Plusieurs sujets que j’ai abordés brièvement feront l’objet d’un article complet, et si vous avez des questions n’hésitez pas à les poser en commentaire ici et en MP ou en commentaire sur Insta ! Je n’ai encore mangé personne, promis 😉

A très bientôt et bonnes tétées à tous


Julie (@mamanchouke)

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