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L’étiquetage nutritionnel

L’étiquetage nutritionnel, un vaste sujet ! Comment s’y retrouver avec toutes les informations que peuvent contenir les emballages alimentaires ? Voici un article pour vous aider à les décrypter et à développer votre sens critique sans avoir obligatoirement et systématiquement besoin de certaines applications !

La liste des ingrédients

Sur cette liste des ingrédients, il faudra être vigilant à plusieurs points :

  • Les ingrédients sont classés par ordre décroissant de quantités, c’est-à-dire que si le sucre est en premier sur un paquet de gâteaux, il ne sera nutritionnellement pas intéressant car trop sucré. Mais quelques fois, les industriels incorporent plusieurs sources de sucre (finissant généralement par « OSE » : sirop de glucose, fructose, dextrose, saccharose…). Ils évitent ainsi que le sucre se retrouve en première ligne mais le produit reste quand même très sucré ! Il faudra dans ces cas-là regarder la ligne de « dont sucres » qui sera expliquée juste après…
  • Deuxième point : Plus la liste est longue, plus il faut se méfier ! C’est souvent dans ce genre de produits qu’apparait tout un tas d’additifs alimentaires. Mieux vaut appliquer le principe de précaution car on ne connaît pas par cœur la signification et la dangerosité de certains « E… » !
  • Enfin, à la fin de la liste, vous trouverez les allergènes présents ou potentiellement présents. Ils seront à décoder en cas d’allergies ou d’intolérances alimentaires. Les 14 allergènes les plus répandus sont : le gluten, les crustacés, les œufs, le poisson, l’arachide, le soja, le lait, les fruits à coque, le céleri, la moutarde, les graines de sésame, les sulfites, le lupin et les mollusques.

Le tableau des valeurs nutritionnelles

Dans ce tableau, il conviendra de contrôler :

  • Les protéines, qui sont à limiter pour les 0/3 ans, pour préserver leurs reins !
  • Les matières grasses (ou lipides) en privilégiant les aliments riches en acides gras insaturés, autrement dit en privilégiant des taux faibles de « dont acides gras saturés ».
  • Les glucides (ou sucres), comme décrit précédemment, on optera pour des aliments avec des teneurs en « dont sucres » les plus basses possibles. Elles correspondent à la quantité de sucres rapides du produit qu’il faut limiter à tout âge, même adulte !
  • Concernant les micro-nutriments, regardez aussi le sel (à limiter), la présence de calcium (pour les os) et de fibres (importantes pour le transit) par exemple…

Enfin, comparez les produits entre eux avant de les acheter. Cette analyse est à faire par rapport à 100g d’aliments mais aussi sur la portion réellement consommée.

Le saviez-vous ?

La DLC, ou Date Limite de Consommation, ou « À consommer jusqu’au… » (accompagné du jour et du mois) :

  • C’est une limite impérative et concerne les denrées sensibles et périssables qui sont susceptibles de provoquer une intoxication alimentaire
  • Il s’agit le plus souvent des produits laitiers, de la viande fraîche, du poisson frais, des plats cuisinés non stérilisés…

La DDM, ou Date de Durabilité Minimale (anciennement DLUO, Date Limite d’Utilisation Optimale), ou « À consommer de préférence avant le… » (suivi d’une indication temporelle d’autant plus précise que la DDM est courte) :

  • Concerne les produits secs (exemples : biscuits, riz, farine), stérilisés, lyophilisés et déshydratés
  • Une fois la date passée, la denrée ne présente pas de danger mais peut en revanche avoir perdu tout ou partie de ses qualités : goût, texture…

Source : AFPRAL, Association Française pour la Prévention des Allergies | ANSES, Agence Nationale de Sécurité Sanitaire

Tiffany DEROYER

Diététicienne – Nutritionniste spécialisée en pédiatrie

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