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Julie allaite… L’allaitement à la demande

Hello les boobzfriends !

Dans mon article sur les débuts de l’allaitement, un des commandements était « A la demande tes boobz tu dégaineras ». Je vous avais dit que je consacrerai un article entier à l’explication de ce que voulait dire « à la demande », et bien nous y voilà !

Parce que tous les professionnels n’ont que ce fameux « à la demande » à la bouche sans forcément vous l’expliquer et que c’est pourtant une des conditions de réussite de votre allaitement, il me paraissait IN-DIS-PEN-SA-BLE de vous dire de quoi il retourne.

De manière très simple, allaiter à la demande c’est allaiter à chaque fois que votre bébé en a besoin. Dit comme ça, c’est sûr, vous allez vous dire que je n’ai pas inventé l’eau chaude et qu’on tourne un peu autour du pot. Mais toute la difficulté réside dans la reconnaissance des signaux que votre bébé vous enverra pour vous dire qu’il a besoin de téter. Parce que malheureusement, non, il ne vous le dira pas explicitement…

Avant d’en arriver aux pleurs, trop souvent considérés à tort comme le seul moyen d’expression des nouveau-nés, ce petit être va manifester sa faim ou tout autre besoin par des signes plus subtils et moins « criants ». Il va d’abord essayer de téter ses mains ou sa langue, parfois même alors qu’il a encore les yeux fermés et ne vous paraît pas être réveillé. Il pourra ensuite commencer à remuer, à ouvrir les yeux et à ouvrir la bouche pour essayer de téter tout ce qui passe à sa portée. Si on attend trop longtemps après ces premiers signes, il finira effectivement par pleurer quand son besoin de téter sera devenu trop fort pour le contenir et l’exprimer autrement.

Pour que les tétées se passent dans le calme et la sérénité et que Maman et bébé puissent en profiter au maximum, il faut proposer le sein dès les premiers signes d’éveil, ou quand il est réveillé mais encore calme. Une fois l’énervement et les pleurs enclenchés, il faudra d’abord calmer et rassurer bébé avant de pouvoir espérer le faire téter…

OK, j’ai tout compris, il faut juste bien observer bébé. Ah ouais, mais attends, quid de la nuit ? Parce que bien sûr en journée je peux avoir mon bébé sous les yeux tout le temps ou presque, mais la nuit je dors (enfin j’essaie) !

C’est là que la recommandation concernant le couchage de bébé dans la même chambre que ses parents pendant au moins les six premiers mois prend tout son sens. En l’ayant au plus près de vous, vous entendrez votre bébé commencer à s’agiter dans son sommeil et chercher à téter.

Avant d’être maman, j’étais une vraie marmotte, et mon sommeil était si lourd qu’un gong ne m’aurait pas réveillée. Du coup, pendant ma grossesse, j’angoissais à l’idée que je n’entendrai sûrement pas mon bébé pleurer la nuit. Et bien en fait, c’est bien foutu le scénario, et encore une fois le corps humain est une machine sacrément bien huilée. Les hormones sécrétées pendant la tétée rendent nos sens plus alertes et notre sommeil plus léger pour mieux préparer le prochain réveil, de manière à pouvoir répondre aux besoins de notre enfant 24 heures sur 24, même très fatiguée par les nuits entrecoupées !

Alors voilà, vous savez tout maintenant. Il suffit de se laisser guider par son bébé pour savoir quand il aura besoin de téter. Et avec le temps vous allez apprendre à différencier et à reconnaître les signaux qui voudront dire « j’ai besoin de téter » et ceux qui voudront dire « ma couche est pleine » ou « je veux un câlin » ou encore « Maman t’es la meilleure » (je vous jure que c’est ce que votre bébé pense, et il a raison) !

A très bientôt et bonnes tétées à tous


Julie (@mamanchouke)

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